Le changement climatique accentue les inégalités sociales et économiques. Les catastrophes naturelles frappent plus durement les populations pauvres, qui vivent souvent dans des zones vulnérables et disposent de peu de moyens pour s’adapter.
Selon un rapport d’Oxfam, les 1 % les plus riches de la planète émettent plus de CO₂ que les 66 % les plus pauvres, soit 5 milliards de personnes. Cette disproportion est flagrante : ceux qui polluent le plus sont les moins exposés aux conséquences directes, tandis que les plus pauvres, qui contribuent le moins aux émissions, subissent les impacts les plus graves.
En France, une étude récente montre que les populations précaires sont davantage exposées aux vagues de chaleur, car elles vivent dans des logements mal isolés et ont moins accès à la climatisation. À l’échelle mondiale, les pays du Sud sont confrontés à des sécheresses et des inondations qui détruisent leurs récoltes, aggravant la pauvreté et l’insécurité alimentaire.
La justice climatique exige donc que les financements internationaux soient orientés vers l’adaptation des pays vulnérables et que les politiques publiques prennent en compte ces inégalités structurelles.
